Parashat Ki Tissa : Qu’est-ce que l’idolâtrie ?

© Gérard Garouste, "Vanité au singe"

Le commentaire de la parasha par David Isaac Haziza Qu’est-ce que l’idolâtrie ? Première règle : c’est d’un blasphème que surgit toute grande religion. Exemple : l’agneau de Pessah, dont Maïmonide nous apprend qu’il appartenait à une espèce vénérée en Égypte et qu’il fut délibérément choisi pour blasphémer la religion des maîtres[1]. Exact ou non, le symbole est fort. Seconde règle : la grandeur d’une religion se mesure à sa capacité à affronter le blasphème, voire à blasphémer contre elle-même ou à tout le moins à fournir à ses fidèles les moyens de sa propre subversion. Exemple plus fort encore, car plus complet, nous allons voir pourquoi : le Veau d’Or. Cet épisode fameux se situe dans la parasha de Ki tissa. Moïse s’est isolé dans la montagne pour apprendre les prescriptions divines qu’il a la…

Parashat Mishpatim – Nous comprendrons et nous ferons

© Sacha Galitsky, "Turning Hourglass"

Le commentaire de la parasha par David Isaac Haziza Nous comprendrons et nous ferons Faisant suite à Yitro qui contient le Décalogue, Mishpatim constitue l’une des sources du droit juif, civil et criminel. On y trouve des prescriptions rituelles telles que les fêtes, l’année sabbatique ou encore l’interdit de mélanger le lait et la viande, mais surtout, en bien plus grand nombre, des lois de justice et d’équité, ainsi qu’il est écrit : « Et voici les règles de justice (mishpatim) que tu placeras devant eux »[1]. Le « Sefer haBrit », Livre de l’Alliance[2], est donc d’abord et avant tout un texte juridique et éthique, où l’interdit de tuer, l’interdit de voler et celui de convoiter qui clôturent le Décalogue dans la parasha précédente, se retrouvent développés, commentés, analysés ; c’est évidemment plutôt dans Neziqin, dans…