Yentl et la Galerie des Glaces

© Hadassah Berry - "A woman's freedom"

Yentl is back – Épisode 8 – Un feuilleton littéraire de Sonia Sarah Lipsyc Yentl et la Galerie des Glaces Yentl s’est échappée du texte d’Isaac Bashevis Singer, son auteur, et nous raconte ses aventures. Elle a choisi Sonia Sarah Lipsyc comme porte-plume qui rapporte ici fidèlement ses conversations avec Yentl. Dans ce huitième épisode, « Yentl et la galerie des glaces », Yentl et son porte-plume inventent le nom de la mère de Yentl que Singer avait occulté. Elles s’interrogent sur Rachi et ses filles qui portaient les phylactères. Et surtout dans une uchronie, une projection, elles imaginent l’avenir des Juifs de France si Napoléon Bonaparte n’avait pas essuyé une défaite à Waterloo à cause d’une sévère crise d’hémorroïdes.   « Je n’arrive pas à le croire ! ». Mon porte-plume était stupéfaite et…

Le rabbin et l’imam au féminin

Une femme rabbin, une femme Iman. Le religieux et le féminin.

Le rabbin et l’Imam: Delphine Horvilleur and Sherin Khankan, respectivement femme rabbin et femme iman, se sont rencontrées le 20 mai 2016 à l’institut français du Danemark pour clôturer la quatrième édition de la conférence internationale Women Deliver.  

Parashat Kedoshim: Le prochain et l’étranger

© Avi Yair

Le commentaire de la parasha par David Isaac Haziza Le prochain et l’étranger « Tu ne haïras pas ton frère en ton cœur. Réprimande, réprimande ton congénère et tu ne porteras pas de péché à cause de lui. Tu ne te vengeras pas, ni ne garderas rancune aux fils de ton peuple. Et tu aimeras ton proche comme toi-même : Je suis l’Éternel. »[1] « Si un étranger séjourne avec toi, dans votre pays, vous ne le molesterez pas. Comme l’autochtone parmi vous, sera pour vous l’étranger résidant avec vous – et tu l’aimeras comme toi-même, car étrangers vous fûtes au pays d’Égypte : Je suis l’Éternel votre Dieu. »[2]  Universalisme et particularisme La parasha de cette semaine contient nombre d’enseignements éthiques essentiels du judaïsme. Au nombre desquels la maxime célèbre et que beaucoup, à tort, croient venue…

Yom HaShoah : LeDor vaDor – nouveau numéro de Tenou’a

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Yom HaShoah De génération en génération – LeDor vaDor – לדור ודור Édito du rabbin Delphine Horvilleur Voir le sommaire de ce numéro     Consulter l’intégralité du numéro en ligne Zakhor ! “Souviens-toi !”, זכור … exhortent encore et encore les textes de notre tradition. Cette mémoire qu’on nomme zekher s’écrit en hébreu זכר précisément comme un autre mot a priori sans rapport : zakhar, זכר , le masculin. Comment interpréter cette polysémie surprenante ? Peutêtre en suggérant que ces deux termes expriment dans la pensée juive une façon active d’être au monde. Les souvenirs, loin d’être passivement accumulés, disposeraient d’un pouvoir fécondant, d’une capacité d’ensemencer le monde de sens nouveaux, et de changer pour toujours celui qui les réactive. Ainsi, pour l’hébreu, toute mémoire serait “mémoire vive”. L’immunologiste Jean-Claude Ameisen raconte précisément…