Yom HaShoah – Numéro spécial « Artisans de la Mémoire »

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Découvrez le nouveau numéro de Tenou’a publié à l’occasion des commémorations de Yom HaShoah Artisans de la mémoire Dans ce numéro hors-série, Tenou’a et ses partenaires dressent le portrait de figures majeurs des combats pour l’Histoire et la Mémoire de la Shoah, comme les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld ou les réalisateurs Claude Lanzmann et Marceline Loridan-Ivens, ainsi que de nombreuses autres personnalités à la fois issues de la génération des précurseurs et de la nouvelle génération. Le numéro est accompagné par le travail artistique et mémoriel du photographe Yuri Dojc. Consulter le sommaire du numéro S’abonner à Tenou’a ou commander ce numéro

Yom Hashoah – Pourquoi prier ?

©-Michael-Halak

Une drasha du rabbin Delphine Horvilleur Pourquoi prier ? POURQUOI PRIER ? A quoi bon ? Cette question, chacun l’a posée un jour. Mais cette interrogation, légitime tout au long de l’année, tout au long de la vie, résonne un jour par an, plus lourdement encore. Et ce jour est arrivé. Chaque année, l’office de Yom Hashoah nous oblige à demander : pourquoi prier ? Et à travers cette question à interroger : Qui écoute? Qui entend la prière ? Qui entend la nôtre et n’aurait pas entendu la leur ? Quel rocher, quelle puissance, quel sauveur invoqué dans notre liturgie jour après jour, n’aurait pas su ou pas pu, ou pas voulu être rocher puissant et salvateur pour d’autres, tandis qu’on l’invoquait depuis les Maamakim, les profondeurs de la nuit de la Shoah. Où était Dieu? Où était-Il ? Cette…

Pessah : Le goût de la fête

Image extraite de l'excellente édition 2015 de la Haggada Asufa publiée par Print-O-Craft , Philadelphie

Pessah Le commentaire de David Isaac Haziza Un peu de cuisine pour initier mon propos : les fêtes juives ne sont pas seulement affaire de lois et d’interdits, ni même de commémoration ou de textes. Il s’y trouve une dimension charnelle, qui passe en grande partie par la nourriture : à Pessah cette dernière est peut-être même l’essentiel. Il est un mets qu’on ne prépare qu’à cette occasion, et qui figure en bonne place sur le plateau du Séder : je veux parler du harosset. Chacun en a sa recette, et elle diverge considérablement entre ashkénazes et séfarades, et même d’un pays ou d’une région à l’autre. Mais on peut dire au moins qu’il s’agit d’une espèce de purée de fruits et d’épices, qu’elle n’est pas cuite, et qu’on fait généralement entrer dans sa composition…