avril 2018

Rosh Hodesh Iyar

IYAR

Iyar comme un sonnet de Rimbaud, saturé de voyelles, nom que l’on prononce en expirant pour annoncer l’arrivée de la lumière, l ‘ « or » (אור) qui a l’éclat des jours qui gagnent peu à peu sur l’ombre.

Le printemps se faufile, touche l’écorce des arbres dont la sève se réveille, caresse les yeux d’une douceur oubliée, dessine de nouvelles couleurs dans le paysage des villes et des hommes. Le printemps s’insinue et nous transforme ; nos nuques si longtemps rigidifiées par tous les poids d’une longue hibernation, se relèvent, se tournent, muscles héliotropes soudain libérés de la rouille des mois froids.

Le printemps se glisse au seuil de nos maisons, ouvre les fenêtres, soulève des vents alizés, accroche des guirlandes d’air tiède au dessus des têtes qui dansent,  joue le tambour d’une musique qui est un départ. Le printemps tumulte dans nos tempes, palpite dans nos artères, bat le tam tam des saisons qui se hissent sur la balançoire du temps. La ronde des voyelles nous entraîne un peu plus loin, elle appelle de nouveaux mots et de nouveaux jours, Iyar, Iyar, Iyar

Iyar © Chem Assayag

Iyar © Chem Assayag

 

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L'auteur

Chem Assayag

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