A l’heure où l’on est sommé de choisir un « camp », d’invalider le « narratif » de l’autre, de dénoncer la mauvaise foi de « l’ennemi » et sa propagande …
A l’heure où il faudrait démontrer qu’un drapeau est plus légitime que l’autre, moins entaché ou moins coupable sous peine d’être jugé lâche, aveugle, inconscient ou coupable de haute‐trahison …
A l’heure où un conflit hyper‐médiatisé éclipse toute autre guerre, sert à certains de colonne vertébrale identitaire, de support théologique haineux ou de matrice de compétition victimaire…
Nous rêvons de modeler ici autre‐chose, de nous souvenir qu’être pro‑l’un n’a de sens que si l’on sait que rien ne se fera sans l’autre.
Être pro‑l’un-et‑l’autre, c’est engager ici un combat d’envergure : une guerre contre les préjugés, l’ignorance et la bêtise.
Alors, le vendredi 1er juin prochain, on lance la bataille sous la forme d’un rendez‐vous improbable que chacun pourrait organiser chez soi : le diner d’une double‐fête.
Un jour par semaine, des juifs fêtent Shabbat.
Un mois par an, des musulmans fêtent le Ramadan.
Les uns et les autres savent, chacun à leur manière, qu’à la nuit tombée s’élèvent les plus belles prières, s’énoncent les plus grandes promesses. Une même nuit nous prend dans les bras, et nous invitent à nous retrouver, à raconter tout ce qui nous rapproche.
Alors, le vendredi 1er juin, soir de fête pour les uns et pour les autres, nous on va fêter le Shabbadan, nous souvenir de ce qu’on pourrait encore partager. Et on voudrait encourager d’autres à en faire autant : inviter les pro‑l’un-et‑l’autre, à se retrouver pour des diners impromptus ou preparés, à célébrer shabbat et rompre le jeûne ensemble, en évitant (ou pas…) les sujets qui fâchent, mais en ne restant pas dans son « camp ».
Pro‑L’UN-ET‑L’AUTRE de tous pays, unissez‐vous ! et faites comme nous, organisez un Shabbaddan…