Simone Veil, une femme révoltée – entretien avec David Teboul

Durant plusieurs années, l’écrivain et réalisateur David Teboul a rencontré très régulièrement Simone Veil. Devenu son ami, il filme, photographie, prend des notes lorsque Simone Veil rencontre ceux qu’elle a connus en déportation. Il en sort un ouvrage singulier et précieux, un témoignage touchant et sobre de la vie d’une des figures les plus marquantes du vingtième siècle français: L’aube à Birkenau. Pour le numéro hors-série publié à l’occasion de Yom HaShoah cette année, Tenou’a a rencontré David Teboul pour parler de ce livre et de cette rencontre. VOUS RACONTEZ COMMENT VOUS AVEZ BEAUCOUP INSISTÉ POUR RENCONTRER SIMONE VEIL, COMMENT LORS DE CETTE PREMIÈRE RENCONTRE, VOUS LUI PARLEZ DE SON CHIGNON, COMMENT CELA CRÉE UNE RELATION PARTICULIÈRE ENTRE VOUS… Quand nous nous sommes rencontrés, ce n’était pas tant moi qui rencontrais Simone…

Nouveau numéro de Tenou’a : « Au (re)commencement »

Cet été, Tenou’a s’intéresse, en partenariat avec l’AJC, à ce qui vient de nous arriver, à ce qui nous arrive encore.  Retrouvez très bientôt ce numéro chez vous. Les éditos Bereshit Rabbin Delphine Horvilleur, directrice de la rédaction de Tenou’a C’est peut-être le mot le plus célèbre de la Bible, le tout premier mot qui inaugure en hébreu la genèse du monde. Bereshit. Ces six lettres en hébreu, personne ne sait vraiment les traduire. « Au commencement ? Au début ? En principe ? … » Et ce mot est porteur de mille sens et d’infinies traductions. C’est comme si chaque lecteur était un relecteur et donc un interprète, c’est-à-dire un créateur de sens. Mais à chaque époque et chaque relecture, les commentateurs butent sur un détail surprenant : la Bible ne…

Le tour du monde dans une casserole – par Chloé Saada

© Izabella Volovnik, “I’m Not Like Other Girls (said the Coronavirus)”, from the series “Insulating Material” - www.facebook.com/bvolk.bella

Retrouvez cet article dans le numéro 180 de Tenou’a, « Au (re)commencement » Le confinement fut l’occasion, pour beaucoup, de redécouvrir le plaisir de cuisiner et de manger ensemble. Chloé Saada a découvert une autre convivialité avec le partage de ses recettes sur les réseaux sociaux et les échanges que cela suscite. Et pour faire le plat de sa mère pour Pessah, elle a dû « télécuisiner ». Pendant cette étrange période de confinement, pourquoi avons-nous eu autant envie de préparer des plats longuement mijotés, avec plusieurs étapes, des plats familiaux, ceux qu’on fait traditionnellement pour recevoir au moment où, justement, on ne peut plus inviter personne ? Est-ce une façon de conjurer le sort ? ou de nous réconforter ? Ou simplement parce que nous avons le temps… Sûrement un peu des trois….

Les enfants de Mathusalem – par Jérôme Guedj

© Nadav Naor, Untitled, 2015 - Courtesy Gordon Gallery, Tel Aviv - www.gordongallery.co.il

Retrouvez cet article dans le numéro 180 de Tenou’a, « Au (re)commencement » Et soudain le monde entier (re)découvrit les vieux à l’aune d’une crise sanitaire sans précédent et un virus particulièrement âgiste : ses victimes sont très majoritairement les personnes âgées, et particulièrement les plus fragiles (90 % des décès concernent les plus de 65 ans, et la moitié des quelque 28 000 morts en France à l’heure où j’écris ces lignes sont des résidents d’Ehpad). Dans la communauté juive, les embrassades et effusions des festivités de Pourim ont fait des ravages parmi les anciens (mes pensées vont à cet instant à la mémoire de mon ami Joseph Zerbib de Massy). La Covid nous oblige donc à regarder ce que nous interdit bien souvent notre déni intime du vieillissement, que prolonge un déni…