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“Hora”, quand la danse fait nation

Au son des danses folkloriques israéliennes – les rikoudeam – le film d’Avi Weissblei, Hora, nous fait découvrir l’histoire de ces danses devenues l’un des symboles majeurs de la culture israélienne, entre images d’archives et témoignages.

Publié le 23 mars 2026

3 min de lecture

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© Zoltan Kluger /​Service de presse du gouvernement israélien

Qui de mieux pour présenter le film Hora d’Avi Weissblei lors de la projection organisée dans le cadre du Festival du cinéma israélien que le chorégraphe Ilan Zaoui, à qui l’on doit, entre autres, la célèbre danse de Rabbi Jacob ? Lui qui a découvert les rikoudeam à l’Hashomer Hatzaïr, mouvement de jeunesse socialiste et sioniste, en a fait son métier en créant la troupe Adama. De quoi rappeler de bons souvenirs aux anciens membres de l’Hashomer Hatzaïr présents dans la salle qui n’ont cessé de fredonner les musiques sur lesquelles on danse la hora…

Capture d’écran de Hora, par Avi Weissblei

La hora, la hora… Ce célèbre pas importé de Roumanie, se danse main dans la main, "et puis les pieds suivent !", rappellent celles et ceux qui ont fait de cette danse un pilier de la culture israélienne. Pour eux, les rikoudeam ne s’apprennent pas, ils se vivent, créant des moments de partage et de communauté.

En remontant l’histoire de la hora, vieille d’un siècle, Avi Weissblei nous présente celles et ceux qui ont façonné, hier comme aujourd’hui, cette danse qui rassemble encore de nombreuses personnes le samedi sur la plage de Tel Aviv. D’abord, il y eu les « pionniers » qui s’installèrent en Palestine au début du XXe siècle, puis dans le nouvel État d’Israël. En même temps qu’ils travaillaient la terre dans les kibboutzim, ils construisaient une nouvelle culture israélienne faite de rites d’Europe centrale et orientale mais aussi de pays comme le Yémen. Parmi eux : Baruch Agadati – danseur de salon venu de Bessarabie et auquel on doit la hora – ou plus tard Gurit Kadman, créatrice du festival de rikoudeam Dalia. Ils avaient compris qu’en parcourant Israël, à la découverte des danses de chaque communauté qui compose le tout nouveau pays, ils pouvaient créer une langue commune : les rikoudeam

Capture d’écran de Hora, par Avi Weissblei

Aujourd’hui, de nombreux enseignants ont pris la relève, comme Gadi Bitton, qui se présente lui‐​même comme « le ministre des rikoudeam ». Il fait ainsi partie de la génération suivante, celle qui a professionnalisé et chorégraphié les danses israéliennes. Les anciens, comme Moshe Telem, diraient que "ce sont peut-être des danses israéliennes, mais pas des danses folkloriques" ; que ce qu’ils dansaient à l’époque est en train de disparaître. Pourtant, les années passent et les rikoudeam persistent. Il suffit de se rendre un samedi après‐​midi à l’Hashomer Hatzaïr pour voir des jeunes, de six à dix‐​huit ans, danser la hora.

© Zoltan Kluger /​Service de presse du gouvernement israélien

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