Rosh Hodesh Av

Av © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Av Le mois d’Av est un mois de tristesse puisque le 9 Av (תשעה באב ,tisha bè’av) nous commémorons la destruction des deux Temples (le premier en -586 et le second en 70); ces édifices qui s’écroulent marquent aussi la perte d’une civilisation, la fin d’une histoire. Le peuple Juif ne peut plus être le même après ces évènements tragiques. Cet homme, comme une ombre, assis dans l’enceinte de Massada, lieu directement associé à la disparition du second temple, est à la fois la vigie et le témoin de cette histoire.  

Supplément spécial : Le Kotel appartient à tous les juifs

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LE 26 JUIN 2017, LE PREMIER MINISTRE ISRAÉLIEN EST REVENU SUR SON ENGAGEMENT D’ÉTABLIR UN NOUVEL ESPACE DE PRIÈRE ÉGALITAIRE ET PLURALISTE AU MUR DES LAMENTATIONS. TENOU’A VOUS PROPOSE LES RÉACTIONS DE MICHAËL BAR-ZVI, JEAN-FRANÇOIS BENSAHEL, DANIELLE COHEN, ARIEL GOLDMANN, DELPHINE HORVILLEUR, FRANCIS KALIFAT, RICHARD PRASQUIER, REUVEN RIVLIN, LESLEY SACHS ET NATAN SHARANSKY Lire ce supplément en ligne

Nouveau numéro de Tenou’a : L’art s’empare de la Bible

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Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de Tenou’a en le commandant ou en vous abonnant. Édito du rabbin Delphine Horvilleur L’Art à l’ombre du Texte La plus célèbre école d’art en Israël rend hommage à un homme, héros de la Bible. Dans le livre de l’Exode, Dieu confie à Betsalel une mission ainsi énoncée : « Vois, j’ai designé Betsalel fils d’Ouri, fils de Hour de la tribu de Juda ; et je l’ai empli d’une inspiration divine, d’intelligence et de sagesse, de connaissance et de talent » (Exode 31:2-3). Ainsi surgit dans la Bible la figure de l’artiste, en charge de la construction du Tabernacle dans le désert, choisi pour traduire le projet divin en matière, et bâtir d’une parole énoncée tout un espace sacré. Betsalel a du talent mais aussi…

Face au Mur – Drasha du Rabbin Delphine Horvilleur

© Gali Eytan

Drasha du Rabbin Delphine Horvilleur Office de Shabbat du 30 juin 2017 Face au Mur Chaque homme, chaque femme qui se tient debout devant le Kotel, le Mur des Lamentations à Jérusalem, doit se souvenir de ce dont ce lieu témoigne : il y eut ici un Temple, résidence éblouissante du Dieu d’Israël. Chaque homme, chaque femme qui se tient debout devant le Kotel doit se souvenir qu’il a face à lui un vestige, la paroi extérieure d’une maison qui n’est plus et dont tout un peuple pleure encore la destruction. Chaque homme, chaque femme qui se tient debout devant le Kotel doit se souvenir de la raison pour laquelle, de la gloire et la grandeur de ce lieu sacré, il ne subsiste qu’un mur ; se souvenir de ce qui, selon nos…

Simone Veil: tenir bon, ne pas céder

© SDay

Avec un chagrin infini, la rédaction de Tenou’a a appris la mort de Simone Veil. Nous savons tout ce que nous lui devons. Nous admirons qui elle a su être et comment elle a su l’être. Nous choisissons de lui rendre hommage en republiant ici le discours que lui avait consacré Bernard-Henri Lévy et qui a été publié dans le dernier numéro hors-série de Tenou’a pour Yom Hashoah. ברוך דין האמת Extraits du discours prononcé par Bernard-Henri Lévy lors de la remise du prix Scopus de l’Université Hébraïque de Jérusalem à Simone Veil en 2007 (…) Depuis le premier jour où je l’ai vue, depuis ce jour d’octobre 1979 où j’ai prononcé, pour la première fois, rue Geoffroy-l’Asnier, l’hommage rituel au mémorial du judaïsme martyr, depuis ce jour que je n’oublierai jamais et…

Rosh Hodesh Tammouz

Tammouz © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Tammouz Tammouz est un mois qui renvoie à un temps archaïque, dur et malheureux. Temps archaïque car Tammouz était un dieu babylonien, idole d’un culte païen, nous rappelant ainsi le contexte historique et social dans lequel nos ancêtres avaient vécu. Temps dur, car Tammouz annonce l’été brûlant sur des terres où la sécheresse n’est pas un simple mot. Temps malheureux, car cinq calamités se sont abattues sur le Peuple d’Israël le 17 Tammouz, et sont commémorées à travers un jeûne: – les premières tables de la loi furent brisées, ceci en raison de la faute du veau d’or, – le Korban Tamid, sacrifice que l’on avait coutume d’apporter lors du premier Temple, fut annulé, – l’enceinte fortifiée de la ville de Jérusalem s’effondra lors de la destruction du second…

Faire monter la Lumière

"Allumage des bougies de shabbat", Art falasha (DR)

Drasha du Rabbin Delphine Horvilleur – 09 juin 2017 Parasha Beaalotekha – Faire monter la Lumière Je me souviens de ma mère et de ma grand-mère faisant ce geste. Ce geste que des générations de femmes juives ont fait. Ce geste que beaucoup d’entre nous continuent à faire chaque vendredi soir, et que nous avons reproduit tout à l’heure au moment de l’allumage des bougies de Shabbat. Les mains qui virevoltent et forment des cercles d’élévation, puis qui couvrent le visage de celui qui allume et récite la bénédiction. Pourquoi se cache-t-on les yeux quand on récite la bénédiction des bougies de Shabbat ? Certains disent que c’est pour se concentrer, pour trouver en soi la Kavana, l’intention de prière nécessaire. En réalité c’est beaucoup plus prosaïque. C’est la loi juive elle-même qui…

Comment les Marx Brothers déboulèrent dans la cabane de Yentl durant la fête juive de Souccot [2]?

© Yossi Veissid

Yentl is back – Épisode 10 – Un feuilleton littéraire de Sonia Sarah Lipsyc Comment les Marx Brothers déboulèrent dans la cabane de Yentl durant la fête juive de Souccot [2]? Résumé de l’épisode Yentl décline le mode d’emploi d’une construction d’un soucca alors que, pour la première fois, son porte-plume semble entendre par elle-même les répliques du personnage du dibbouk lui aussi échappé de son texte… Elles discutent une fois de plus de loi juive et même de kabbale. Yentl nous apprend qu’elle a construit une soucca entre les deux mondes et demande à son porte-plume quels seraient les invités, personnages ou défunts, de ce monde ci ou de l’autre, qu’elle aimerait convier … –       « Comment l’arche sainte est ouverte ? Qui est venu l’ouvrir ? Pour qui s’est-elle ouverte ainsi…

Rosh Hodesh Sivan

Sivan © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Sivan Sivan c’est le mois de Shavouot, celui du Don de la Torah. Bien entendu les commentaires et les exégèses de cette Matan Torah (littéralement « le dévoilement de la Torah ») constituent le cœur même de la religion juive. Or une des approches du texte consiste justement à le considérer comme ouvert, prêt à recevoir notre interprétation. Il n’est pas une Loi figée dans le marbre – comme pourrait le laisser croire une iconographie habituelle – mais un sens, une direction, un chemin.  C’est nous de décider si nous voulons emprunter et arpenter ce chemin, à nous de décider de le parcourir plus ou moins vite, d’y faire des haltes, parfois de revenir en arrière ou même de le quitter ! Le chemin est là mais nous en…

Parasha Behar : Paix pour la terre et pour les hommes

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Paix pour la terre et pour les hommes Le commentaire de David Isaac Haziza « Quand vous serez entrés dans la terre que je vous donne, elle observera un Shabbat pour l’Eternel. Six années tu ensemenceras ton champ, six années tu tailleras ta vigne et tu en amasseras le produit. Mais la septième année, il y aura un Shabbat suprême pour la terre, un Shabbat pour l’Eternel : ton champ tu n’ensemenceras pas, ni ta vigne ne tailleras. »[1] L’année shabbatique. Le Shabbat, la Cessation offerte à la terre tous les sept ans. L’idée sous-jacente, explicitée plus loin dans la parasha de Behar, est que l’Israélite n’est pas propriétaire du lieu dont il hérite : « car vous êtes des étrangers établis chez Moi ! »[2] La sainteté de l’espace exige que sa paix soit respectée à intervalles réguliers :…