En attendant le Messie : Découvrez le nouveau numéro de Tenou’a

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Dès le jeudi 14 décembre, découvrez, chez vous ou chez votre libraire, le nouveau numéro de Tenou’a. En attendant le Messie En guise de cadeau de Hanoukka, Tenou’a vous invite à plonger à le rencontre de cette figure d’attente et d’espoir. Avec les rabbins Yeshaya Dalsace, Philippe Haddad, Lawrence Hoffman, Delphine Horvilleur et Marc-Alain Ouaknin, et avec la participation de Muriel Bloch, Stéphane Habib, Gérard Haddad, Jacob Hamburger, David Isaac Haziza, Michaël Hirsch, Odélia Kammoun, Marin Karmitz, Michel Lascault, Sarah Peguine, Sarah Rozenblum, Pierre-Henry Salfati, Pierre Saragoussi, Brigitte Sion et Antoine Strobel-Dahan. Super-Messie L’édito du rabbin Delphine Horvilleur Saviez-vous que Superman est juif ? C’est en tout cas ce qu’affirment de nombreux spécialistes de bande dessinée qui s’amusent à révéler l’identité religieuse des super-héros (ou celle de leurs dessinateurs), comme on compterait le…

«Israël et la réparation du monde», essai de Brigitte Stora

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Cet essai de Brigitte Stora est une adaptation par son auteure de la conférence intitulée « Israël et le souci du monde » qu’elle a prononcé le 5 novembre dernier au Bnei Brith de Genève. Brigitte Stora est une auteure et artiste militante, auteure notamment en janvier 2016 de « Que sont mes amis devenus… – Les Juifs, Charlie, puis tous les nôtres » aux éditions du Bord de l’Eau. Notre héritage, nos valeurs sont aujourd’hui plus que jamais mises à l’épreuve. Le retour de l’antisémitisme a conduit de nombreux Juifs à un repli mais aussi à un renoncement de l’esprit critique qui a fécondé le judaïsme. Israël pourra-t-il survivre à la perte d’une éthique qui, depuis le Sinaï, l’a constitué ? Pendant des siècles, malgré l’oppression et les persécutions, des intellectuels, des philosophes, des artistes n’ont cessé de…

#BALANCE TON PORC et la tribu de Dina – Commentaire du rabbin Horvilleur

© Andi Arnovits, "Acid"

Shabbat du 1er décembre 2017 – Drasha du Rabbin Delphine Horvilleur #BALANCE TON PORC et la tribu de Dina Laissez-moi commencer par ce scoop: nulle part, dans la Torah, n’apparaît le hashtag « Balance ton porc » Je le sais, c’est surprenant. Certains rabbins aiment nous dire ou nous faire croire que ce qui se passe ou pourrait se passer dans l’histoire est déjà inscrit dans le texte. Mais vous aurez beau chercher, pas un seul hashtag de ce type n’apparaît dans le verset. Et c’est bien le problème. D’une certaine manière, la parasha que nous lisons cette semaine, l’épisode de la Torah qui s’apprête à être lu et commenté ce shabbat dans toutes les synagogues du monde, aurait bien mérité ce hashtag-là, tant il y est question d’un épisode scandaleux, dramatique et ô combien célèbre de…

Le Consistoire, morne plaine où rien ne bouge… par le rabbin Yeshaya Dalsace

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Regard d’un rabbin Massorti sur les élections consistoriales: Une tribune de Yeshaya Dalsace, rabbin de la communauté Dor Vador, Paris Source : http://www.dorvador.org, reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur Dimanche dernier (26/11/2017) ont eu lieu les élections au sein du Consistoire de Paris (et région parisienne). Sans surprise, la liste du système actuel en place, « Osons le judaïsme » avec Joël Mergui, l’a emporté très largement avec 12 sièges sur 13. Je connais bien des gens déçus par ces résultats. On aurait souhaité un système moins sclérosé, moins fermé, une plus grande victoire des listes d’ouverture. On critique le nombre de votants : 3713 sur un potentiel de près de 40.000… Un vote assez proche d’une organisation opaque et bien peu représentative de la pluralité juive. Tout d’abord, si les gens inscrits ne vont pas…

Rosh Hodesh Kislev

Kislev © Chem Assayag

Avec le mois de Kislev nous entrons dans la période de l’année où les jours sont les plus courts, où la nuit semble tout recouvrir d’un air frais et bleuté. Au milieu de cette nuit les bougies de Hanoukka vont apparaître à la fois pour commémorer un événement historique (la victoire des Maccabées à l’époque des Séleucides) mais aussi pour nous rappeler qu’au milieu des ténèbres la lumière peut surgir, à la fois comme le symbole de l’espoir et le signal qui nous guide dans le noir. Lorsque nous levons notre tête vers le ciel pendant ces longues nuits d’hiver, la lune qui apparaît dans une clarté parfois mystérieuse nous rappelle elle aussi que la lumière est toujours présente. Retrouvez le calendrier par Chem Assayag, mois après mois, sur cette page

Caïn, la bête humaine

William Blake, "Cain fuit", connu également sous le nom "Le corps d'Abel découvert par Adam et Ève", 1826 (Public domain)

Le commentaire de David Isaac Haziza « Nous sommes tous fils de Caïn », affirmait Fritz Lang.[1] Le meurtre, la soif du sang est en nous. Et ce qui la motive tout d’abord : la volonté de puissance et le ressentiment. Caïn tue Abel parce qu’il est jaloux : son offrande n’est pas agréée mais celle de son frère si. Toute la première parasha de la Genèse – et de la Torah – parle de violence. Notre histoire, c’est la violence, depuis l’origine. De la désobéissance d’Adam et Eve à l’incarnation des « Fils d’Elohim », porteuse de tous les ravages qui conduisent au Déluge, ça n’est que violence. Caïn fait pire que ses parents, certes, mais le ver était dans le fruit : le ver, c’est ce prurit de la mortelle fusion. Cette faim du tout qu’est l’Arbre…

Nouveau numéro de Tenou’a : Souccot, faites entrer les invités

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Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de Tenou’a en le commandant ou en vous abonnant.   Édito du rabbin Delphine Horvilleur Toc Toc Toc Étranges temps du calendrier juif : à Yom Kippour, nous prions pour qu’il y ait dans nos vies de la stabilité, de la continuité et de la permanence, et nous murmurons avec appréhension : « Pourvu que ça dure ! » Et voilà qu’immédiatement après ce jour solennel surgit Souccot qui nous dit en substance : rien ne dure mais sois sans crainte. La fragile cabane sous laquelle tu t’installes est à la fois symbole d’impermanence et de protection. Ce lieu temporaire et vulnérable est aussi celui qui, selon la tradition, peut accueillir les plus grandes joies. La mystique juive affirme que s’y présente chaque soir un invité…

Rosh Hodesh Heshvan

"Heshvan" © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Heshvan Après le « trop plein » de fêtes de Tishiri, Heshvan est un mois sans fête ni jeûne, D’ailleurs il est aussi désigné comme Marheshvan, le préfixe Mar (amer) marquant justement cette absence de célébration. Heshvan marque aussi le début – le 17 précisément – d’un épisode parmi les plus célèbres de notre histoire et de l’histoire de l’humanité: le Déluge. Le temps du Déluge qu’on se représente  toujours comme un cataclysme météorologique sans fin où des trombes d’eau s’abattent sans discontinuer sur un bateau légendaire. Mais à un moment le Déluge cesse, la pluie s’arrête et le ciel apparaît à nouveau. C’est ce moment, réel et imaginaire, où Noé a scruté un horizon soudain neuf, comme lavé du monde d’avant, que j’ai voulu vous proposer. Retrouvez…

Yom Kippour, le mythe d’un judaïsme inchangé

© Batsheva Dance Company

« C’est comme ça qu’on a toujours fait » ou le mythe d’un judaïsme inchangé Drasha du rabbin Delphine Horvilleur pour l’office de Kol Nidré, Yom Kippour 5778   La scène se passe dans un petit village d’Europe de l’Est (mais elle pourrait se passer n’importe où ailleurs). Imaginez : un homme de passage dans la région entre dans une synagogue. Il assiste à l’office et, à un moment donné, on sort les rouleaux de la Torah pour effectuer une procession. C’est alors que l’homme constate que, lorsque les fidèles passent dans l’allée centrale, en un endroit spécifique, ils plient les genoux et s’abaissent légèrement dans la direction de l’arche. Le visiteur, pourtant un habitué des synagogues, n’a jamais vu faire une chose pareille, ni dans la synagogue de son enfance, ni dans celle de…

Rosh haShana 5778 – Où t’es papa, où t’es ?

Aronvitz

« Où t’es, papa où t’es ? » Une chanson de Rosh haShana Drasha (sermon) du rabbin Delphine Horvilleur Vous connaissez tous ou presque ces quelques mots, le refrain célèbre d’une chanson à succès. Non, cette chanson n’a pas encore intégré la liturgie traditionnelle de Rosh haShana. Mais à mon sens, elle pourrait presque y trouver sa place, tant le refrain croise subtilement les thèmes de la fête que nous nous apprêtons à vivre. Papa, où t’es ? Et bien le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à Rosh haShana, papa est facile à trouver puisqu’il est partout. Simplement partout. Et il suffit de tendre l’oreille, vers les textes que nous nous apprêtons à lire tout au long de la fête pour se rendre compte de l’omniprésence du Père. À partir d’aujourd’hui, nous allons prier Dieu en…