Nouveau numéro de Tenou’a : Souccot, faites entrer les invités

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Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de Tenou’a en le commandant ou en vous abonnant.   Édito du rabbin Delphine Horvilleur Toc Toc Toc Étranges temps du calendrier juif : à Yom Kippour, nous prions pour qu’il y ait dans nos vies de la stabilité, de la continuité et de la permanence, et nous murmurons avec appréhension : « Pourvu que ça dure ! » Et voilà qu’immédiatement après ce jour solennel surgit Souccot qui nous dit en substance : rien ne dure mais sois sans crainte. La fragile cabane sous laquelle tu t’installes est à la fois symbole d’impermanence et de protection. Ce lieu temporaire et vulnérable est aussi celui qui, selon la tradition, peut accueillir les plus grandes joies. La mystique juive affirme que s’y présente chaque soir un invité…

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Tandis que le Consistoire invite ce soir mardi 12 septembre le Grand rabbin de Jérusalem Shlomo Amar à donner une conférence en la synagogue Buffault à Paris, Tenou’a vous invite à diffuser et partager le plus largement possible sur les réseaux sociaux ce symbole de notre désaccord avec l’honneur fait par les représentants du judaïsme français à un homme qui multiplie les propos scandaleux, homophobes et prônant ouvertement la haine de pans entiers du judaïsme mondial. Nous nous désolons que le Consistoire puisse s’associer à de tels discours, persuadés que nul au sein du judaïsme de France n’ignore que les paroles de haine peuvent armer les bras meurtriers. Nous appelons à un judaïsme uni et respectueux de toutes ses sensibilités, nous appelons nos responsables communautaires à manifester clairement leur refus de propos…

Rosh Hodesh Elul

Elul © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Elul Dernier mois de l’année juive, Elul est un mois d’introspection, de repentir et de pardon. Il marque le début du cycle qui mène aux fêtes de Tishri et qui culmine quarante jours plus tard avec Yom Kippour. Pendant ce mois, nous allons donc faire un retour sur nous mêmes pour examiner ce que nous sommes et ce que nous avons accompli. Notre regard tourné vers l’intérieur permet d’entrevoir notre « part sombre ». Cette « part (s)ombre » qui, dans un renversement final, est comme expulsée de nous et donnée à voir dans cette image.

Supplément spécial : Le Kotel appartient à tous les juifs

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LE 26 JUIN 2017, LE PREMIER MINISTRE ISRAÉLIEN EST REVENU SUR SON ENGAGEMENT D’ÉTABLIR UN NOUVEL ESPACE DE PRIÈRE ÉGALITAIRE ET PLURALISTE AU MUR DES LAMENTATIONS. TENOU’A VOUS PROPOSE LES RÉACTIONS DE MICHAËL BAR-ZVI, JEAN-FRANÇOIS BENSAHEL, DANIELLE COHEN, ARIEL GOLDMANN, DELPHINE HORVILLEUR, FRANCIS KALIFAT, RICHARD PRASQUIER, REUVEN RIVLIN, LESLEY SACHS ET NATAN SHARANSKY Lire ce supplément en ligne

Nouveau numéro de Tenou’a : L’art s’empare de la Bible

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Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de Tenou’a en le commandant ou en vous abonnant. Édito du rabbin Delphine Horvilleur L’Art à l’ombre du Texte La plus célèbre école d’art en Israël rend hommage à un homme, héros de la Bible. Dans le livre de l’Exode, Dieu confie à Betsalel une mission ainsi énoncée : « Vois, j’ai designé Betsalel fils d’Ouri, fils de Hour de la tribu de Juda ; et je l’ai empli d’une inspiration divine, d’intelligence et de sagesse, de connaissance et de talent » (Exode 31:2-3). Ainsi surgit dans la Bible la figure de l’artiste, en charge de la construction du Tabernacle dans le désert, choisi pour traduire le projet divin en matière, et bâtir d’une parole énoncée tout un espace sacré. Betsalel a du talent mais aussi…

Rosh Hodesh Av

Av © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Av Le mois d’Av est un mois de tristesse puisque le 9 Av (תשעה באב ,tisha bè’av) nous commémorons la destruction des deux Temples (le premier en -586 et le second en 70); ces édifices qui s’écroulent marquent aussi la perte d’une civilisation, la fin d’une histoire. Le peuple Juif ne peut plus être le même après ces évènements tragiques. Cet homme, comme une ombre, assis dans l’enceinte de Massada, lieu directement associé à la disparition du second temple, est à la fois la vigie et le témoin de cette histoire.  

Face au Mur – Drasha du Rabbin Delphine Horvilleur

© Gali Eytan

Drasha du Rabbin Delphine Horvilleur Office de Shabbat du 30 juin 2017 Face au Mur Chaque homme, chaque femme qui se tient debout devant le Kotel, le Mur des Lamentations à Jérusalem, doit se souvenir de ce dont ce lieu témoigne : il y eut ici un Temple, résidence éblouissante du Dieu d’Israël. Chaque homme, chaque femme qui se tient debout devant le Kotel doit se souvenir qu’il a face à lui un vestige, la paroi extérieure d’une maison qui n’est plus et dont tout un peuple pleure encore la destruction. Chaque homme, chaque femme qui se tient debout devant le Kotel doit se souvenir de la raison pour laquelle, de la gloire et la grandeur de ce lieu sacré, il ne subsiste qu’un mur ; se souvenir de ce qui, selon nos…

Simone Veil: tenir bon, ne pas céder

© SDay

Avec un chagrin infini, la rédaction de Tenou’a a appris la mort de Simone Veil. Nous savons tout ce que nous lui devons. Nous admirons qui elle a su être et comment elle a su l’être. Nous choisissons de lui rendre hommage en republiant ici le discours que lui avait consacré Bernard-Henri Lévy et qui a été publié dans le dernier numéro hors-série de Tenou’a pour Yom Hashoah. ברוך דין האמת Extraits du discours prononcé par Bernard-Henri Lévy lors de la remise du prix Scopus de l’Université Hébraïque de Jérusalem à Simone Veil en 2007 (…) Depuis le premier jour où je l’ai vue, depuis ce jour d’octobre 1979 où j’ai prononcé, pour la première fois, rue Geoffroy-l’Asnier, l’hommage rituel au mémorial du judaïsme martyr, depuis ce jour que je n’oublierai jamais et…

Rosh Hodesh Tammouz

Tammouz © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Tammouz Tammouz est un mois qui renvoie à un temps archaïque, dur et malheureux. Temps archaïque car Tammouz était un dieu babylonien, idole d’un culte païen, nous rappelant ainsi le contexte historique et social dans lequel nos ancêtres avaient vécu. Temps dur, car Tammouz annonce l’été brûlant sur des terres où la sécheresse n’est pas un simple mot. Temps malheureux, car cinq calamités se sont abattues sur le Peuple d’Israël le 17 Tammouz, et sont commémorées à travers un jeûne: – les premières tables de la loi furent brisées, ceci en raison de la faute du veau d’or, – le Korban Tamid, sacrifice que l’on avait coutume d’apporter lors du premier Temple, fut annulé, – l’enceinte fortifiée de la ville de Jérusalem s’effondra lors de la destruction du second…

Faire monter la Lumière

"Allumage des bougies de shabbat", Art falasha (DR)

Drasha du Rabbin Delphine Horvilleur – 09 juin 2017 Parasha Beaalotekha – Faire monter la Lumière Je me souviens de ma mère et de ma grand-mère faisant ce geste. Ce geste que des générations de femmes juives ont fait. Ce geste que beaucoup d’entre nous continuent à faire chaque vendredi soir, et que nous avons reproduit tout à l’heure au moment de l’allumage des bougies de Shabbat. Les mains qui virevoltent et forment des cercles d’élévation, puis qui couvrent le visage de celui qui allume et récite la bénédiction. Pourquoi se cache-t-on les yeux quand on récite la bénédiction des bougies de Shabbat ? Certains disent que c’est pour se concentrer, pour trouver en soi la Kavana, l’intention de prière nécessaire. En réalité c’est beaucoup plus prosaïque. C’est la loi juive elle-même qui…