Nouveau numéro de Tenou’a : La violence en question

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Découvrez le nouveau numéro de Tenou’a : « La violence en question » En partenariat avec le Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française, qui s’est tenu les 19 et 20 mars à Paris, Tenou’a vous propose d’explorer la violence et ses implications. Disponible sur Internet et en librairie. Pour voir la liste des librairies, vous abonner ou commander ce  numéro, rendez-vous ici. Consulter le sommaire de ce numéro.    

Rosh Hodesh Nissan

Nissan © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Nissan Nissan c’est le mois de Pessah, ce qui constitue un défi quand on doit illustrer le sujet. D’ordinaire l’iconographie juive est assez « pauvre »; pas de dessins ou d’images dans nos livres de prières, pas de tableaux dans nos synagogues. Mais il est une exception qui est celle de Pessah, grâce à la Haggadah. La Haggadah propose un ensemble de références visuelles qui deviennent comme un bien commun pour tous les Juifs: Moïse dans son berceau, les Égyptiens, les plaies d’Égypte, la Mer Rouge qui se sépare. Le récit de la sortie d’Égypte est même devenu cinématographique, et nous avons – en tout cas pour les plus âgés – dans nos yeux et dans nos souvenirs les images du film de Cecil B. DeMille…

Et si être juif, c’était savoir qu’on est d’abord amalécite ?

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Pourim Le commentaire de David Isaac Haziza Ils ont voulu nous tuer, on a gagné… Mangeons et buvons ! À en croire une vieille blague, c’est ainsi qu’on peut expliquer à peu près toutes les fêtes juives. Toutes, me direz-vous, ça n’est pas certain mais il reste que le souvenir du mal qu’on nous a fait ou qu’on a voulu nous faire justifie, avec bien sûr des variations, sinon l’existence des fêtes elles-mêmes, du moins, pour beaucoup d’entre nous, notre opiniâtre attachement à elles en cette ère pourtant si rétive au rite. Pour beaucoup, c’est d’abord une question d’identité. On dit à peu près n’importe quoi sur l’identité, les uns la condamnant au nom de la colonisation ou d’Auschwitz – quitte à accuser les Juifs de trahir les leçons de leurs propres souffrances – quand…

Rosh Hodesh Adar

"Adar" © Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Adar Voici le mois d’Adar, le mois de Pourim. Pourim c’est un récit mais un récit qui est associé à la fête et aux enfants. Pourim c’est une lecture joyeuse et légère, preque inhabituelle dans la tradition juive, où une forme de gravité semble toujours nous guetter. Et puis Pourim est associé dans mon esprit à de lointaines contrées, à ces empires perses fantasmés, qu’on semble deviner en évoquant simplement les noms d’Assuérus, et d’Haman, ou à travers l’origine même du mot Pourim qui vient de l’akkadien. Ainsi Pourim semble faire bruisser un souffle d’exotisme dans nos synagogues. Alors cette image qui associe le jeu enfantin, spontané, et un ailleurs, immédiatement perceptible, est comme un écho des rires de la fête.

Car vous avez été étrangers… Trump bannit l’immigration

© Eva Charbit, 'La-valise'

Nous avions été avertis, c’est désormais chose faite: les premiers visiteurs empêchés d’entrer sur le territoire américain en raison de leur nationalité ont subi le décret signé par le président Trump il y a deux jours. La Maison Blanche a annoncé vendredi avoir interdit pendant trois mois l’arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen, au nom de la lutte contre les « terroristes islamistes radicaux ». Samedi, plusieurs passagers ressortissants de ces pays, y compris, comme le rapporte i24, une Iranienne étudiante en gestion en Californie, n’ont pas été autorisés à prendre leur vol ou ont été informés que leurs billets étaient annulés. Tenou’a a la conviction que la lutte contre l’intégrisme et la violence ne peut passer par plus d’intégrisme et plus de violence mais au…

Rosh Hodesh Shvat

© Chem Assayag

Le calendrier juif par Chem Assayag Shvat Tou Bishvat (le « Nouvel an des arbres », et par extension des fruits) est associé à la nature, au renouveau, à un printemps encore lointain mais qu’on percevrait déjà à quelques signes. Cette fête des fruits, est aussi devenue aujourd’hui une journée juive de l’écologie. En y rependant je me disais que les fruits ont acquis dans notre imaginaire de citadins une valeur symbolique très forte: le fruit est l’un des rares produits de la terre que l’on peut encore manger brut, sans transformation, sans processus agro-alimentaire qui viendrait en altérer le goût, la forme, les propriétés. Le fruit c’est alors un état de nature encore possible, comme le souvenir coloré et juteux, et sans doute fantasmé, d’un temps révolu où l’homme vivait en communion avec…

Nouveau numéro : Juifs et Chrétiens, face à face

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Cet hiver, Tenou’a interroge la relation entre Juifs et Chrétiens aujourd’hui, dans l’Histoire et dans le texte. S’ouvrant par les voeux croisés du Grand rabbin de France Haïm Korsia et de l’Archevêque de Paris André Vingt-Trois pour les fêtes de Hanoukka et de Noël, ce numéro vous propose d’explorer cette relation dans les textes et dans l’Histoire ancienne et moderne. Vous pouvez consulter le sommaire de ce numéro en cliquant ici et le commander ou vous abonner en cliquant là. חג חנוכה שמח

Parasha Shemot : Moïse, Trump and Twitter

Attention, ceci est une parodie.

Drasha du Rabbin Delphine Horvilleur – Parasha Shemot, Shabbat du 20 janv. 2017 Trump, Moïse et Twitter (Exode 1 :8) : וַיָּקָם מֶלֶךְ חָדָשׁ עַל מִצְרָיִם אֲשֶׁר לֹא יָדַע אֶת יוֹסֵף. Vayakom melekh h’adash al mitsrayim asher lo yada et yossef « Un nouveau roi régna sur l’Égype, qui n’avait pas connu Joseph » Ces quelques mots ouvrent l’épisode de la Torah que nous lisons ce shabbat. Un étrange verset biblique qui relate l’arrivée au pouvoir d’un nouveau dirigeant, à la tête d’une superpuissance. Son investiture marque l’entrée dans une ère nouvelle pour les Hébreux. Ce nouveau roi « n’a pas connu Joseph », c’est-à-dire qu’avec son arrivée au pouvoir, le passé est révolu. Débute alors un autre temps qui, dans la Bible, n’est pas très réjouissant: celui de l’esclavage et de la servitude. Mesdames et messieurs,  permettez…

Autour des propos de Georges Bensoussan

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L’historien Georges Bensoussan, qui contribue régulièrement à Tenou’a, est poursuivi pour « provocation à la haine raciale » à la suite de propos tenus sur France Culture dans l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut en octobre 2015. Ce procès suscite la polémique. Nous vous proposons ici deux visions nuancées et complexes autour de cette affaire, deux visions qui se rejoignent parfois mais n’y reconnaissent pas nécessairement les mêmes enjeux : celle de David Isaac Haziza, sous le titre « Georges Bensoussan n’est pas raciste » et celle, en dialogue, de Brigitte Stora, sous le titre « Des propos injustes ». Georges Bensoussan n’est pas raciste Par David Isaac Haziza Georges Bensoussan, historien et intellectuel d’un grand courage, est accusé de racisme. J’entends ici prendre sa défense. Le propos incriminé ne relève pas selon moi de l’appel à la haine. Je veux cependant aussi distinguer…

Les limites du féminisme religieux

© Andi Arnovitz, 'Kidnapped'

Article paru Dans BibliObs le 17 janvier 2017 – Lire l’article d’origine « Je choisis librement de me voiler » : les limites du « féminisme religieux » Par le rabbin Delphine Horvilleur, directrice de la rédaction de Tenou’a Delphine Horvilleur, qui est rabbin, ne manque pas de critiquer le patriarcat au sein de la tradition juive. Elle s’interroge ici sur le discours de certaines femmes. Le scénario est connu et trouve fréquemment le chemin des plateaux télés. Une femme à la tête couverte, généralement élégante, cultivée et se disant « féministe », est invitée à témoigner devant un homme politique, un journaliste ou un intellectuel. Ses arguments sont le plus souvent ainsi énoncés: « Je choisis librement de me voiler. Mon droit est bafoué par une société qui décide à ma place que mon voile est un étendard…